Pourquoi
transmettez-vous au plus grand nombre une sagesse qui était
réservée à quelques apprentis ?
L'avènement du troisième millénaire
crée une accélération permettant de
rendre accessible au plus grand nombre ce qui était
autrefois réservé à quelques
initiés. Depuis maintenant cinq ans, je transmets les
enseignements de sagesse archaïque et surtout les
méthodes traditionnelles de guérison que les
"hommes et femmes de médecine" léguaient
à leurs apprentis.
En effet, ils avaient rarement plus de trois apprentis dans leur vie.
Ces derniers devaient rester aux côtés de leur
enseignant pendant 15-20 ans, parfois même plus, avant de
pouvoir officier.
Aujourd'hui, l'initiation chamanique, devenue universelle, permet
à ceux qui en ont la détermination, de devenir
guérisseurs pour eux-mêmes et donc pour les
autres. Cet appel à révéler au grand
jour la sagesse des anciens, se fait sentir chez tous les peuple
à travers la planète.

La
pratique du chamanisme n'est-elle pas trop utopique face à
notre monde moderne ?
Elle n'est pas plus utopiste que penser contrôler un jour la
nature avec des percées scientifiques, ou trouver une voie
vers Dieu en respectant des règles de bonne conduite. Au
contraire, il est essentiel que notre monde "civilisé",
coupé de la nature, retrouve un équilibre
grâce à la sagesse ancestrale. Les
médias commencent enfin à parler du
réchauffement climatique et des impacts du manque de
conscience des humains. Les occidentaux se sont imposés
comme maîtres du monde et ont dérapé.
Nous avons pourtant déjà
été un peuple premier avec une autre conception
du monde. Il est essentiel et urgent de retrouver un juste
équilibre entre notre modernité et le respect de
notre Terre Mère.

Comment
allier une sagesse ancestrale avec les modes de vie modernes de
l'Occident ?
L'ère du Verseau permet d'adapter la sagesse ancienne
à la réalité concrète
"d'ici et maintenant". Cette nouvelle ouverture de conscience
amène l'humanité à
expérimenter le spirituel à travers une
conception globale qui ne différencie pas la
matière du divin.
Il s'agit d'intégrer sa spiritualité au
quotidien, dans son pays et dans son référentiel.
Nous sommes nés en ce lieu et à cette
époque. Il faut donc nous incarner pleinement dans notre
milieu de naissance. La quête d'authenticité ne
signifie pas entrer en rupture avec nos sociétés.
L'un n'empêche pas l'autre. Nous expérimentons un
monde de dualité. Nous ne pouvons échapper aux
paradoxes. Toutefois, en restant centré sur notre essence,
nous les traversons en les appréciant, sans en devenir
prisonniers ni en être dupes. Il devient alors possible
d'être à la fois à l'aise dans un lit
douillet tout comme dans l'herbe au milieu de la forêt. De
déguster une bière fraîche et de
savourer, le temps venu, les bienfaits du jeûne.
D'écouter avec plaisir un film d'aventure au
cinéma et ensuite, s'isoler avec joie pour une
quête de visions en nature. Apprécier tout sans
avoir le besoin de rien.
Le chamanisme apprend à nous mouvoir ainsi sur tous les
plans sans nous faire prendre. Il vise donc à
s'épanouir dans toutes les sphères de sa vie, peu
importe le contexte où elle se déroule. Dans
celui actuel du XXIe siècle, en France, ma fonction de
chaman m'amène à me retirer en forêt
pour me recueillir et m'invite aussi à retourner dans
l'agitation du monde moderne pour rendre accessible au plus grand
nombre la sagesse ancestrale. Un saint indien disait "Le plus sage des
hommes est résolu et concentré dans sa
quête spirituelle et dans son rapport avec le monde, il est
universel. Il jeûne pour lui-même et avec le monde,
il prend part au festin de la vie."

Pourquoi
de la "découverte à l'initiation" ?
Ce parcours "de la découverte à l'initiation"
à travers les trois cercles celtes, n'est en aucun cas un
séminaire, encore moins une formation, ni même un
travail psycho-émotionnel. C'est plutôt, un
pèlerinage permettant de trouver sa propre voie vers une
plus grande humanité.
Je partage sans réserve " tout ce que je sais".
L'expérience des multiples groupes me permet d'affirmer que
peu importe l'itinéraire du participant, ce qui compte, est
la détermination et le réel engagement qu'il met
dans sa volonté d'avancer. C'est d'ailleurs pour cette
raison que les trois cercles s'expérimentent de
manière successive. La " découverte " du premier
cercle, Abred, est une expérience transformatrice intense et
touche principalement les aspects du chamanisme en lien avec le
quotidien du monde matériel. Il libère les
blocages et donne les outils permettant de vivre pleinement sa vie dans
l'abondance afin de trouver "sa voie".
Le deuxième cercle, Keugant, est celui de "l'initiation". Il
touche, en effet, toutes les transmissions du chaman à
l'apprenti. Il va beaucoup plus en profondeur et demande
d'être bien centré et ancré dans son
incarnation. Aussi, rien ne sert d'accéder à
Keugant, si notre quotidien est chaotique. Ce serait une fuite d'un mal
être dans l'incarnation vers un monde "invisible" et pourrait
même être nuisible. C'est pourquoi cette initiation
n'est réservée qu'à ceux qui auront
pleinement assimilé Abred. Finalement, les personnes qui ont
une véritable soif spirituelle parviendront au dernier
cercle Gwenved.
L'apprentissage
du chamanisme est-il dangereux ?
Cet apprentissage est possible grâce au cadre
protégé formé par
l'égrégore du groupe et ma présence
constante. Il ne représente donc aucun danger. Chaque cercle
constitue un "pallier", seuls ceux qui se sentent prêts
à poursuivre accèdent au suivant. Ainsi, chacun
progresse à son rythme et selon ce qu'il peut assimiler. La
transmission des trois cercles se fait dans un respect humain, des
animaux et de tous les règnes de la Terre.

A
qui le chamanisme ancestral celte s'adresse-t-il ?
Le chamanisme celte s'adresse à toute personne aspirant
à l'éveil de tout son être. Il est
ouvert à tous ceux qui sont convaincus que la voie du
cœur et l'acceptation de l'incarnation permettent la
guérison de l'âme. Il concerne ceux ne souhaitant
pas s'embrigader dans une religion, une association ou un
système. Celui qui pratique le chamanisme ancestral
préfère la recherche de soi basée sur
l'expérience personnelle.
En tant que chaman celte, je sers de guide à celui qui
s'engage dans une démarche sincère. Tout comme un
guide de montagne qui montre le chemin pour éviter les
crevasses, mon expérience permet d'offrir des points de
repères pour faciliter le cheminement de l'apprenti.
Toutefois, seules l'énergie et la détermination
du marcheur le mèneront au sommet de la montagne.

Toute
démarche spirituelle ne devrait-elle pas être
gratuite ?
C'est ce qu'ont toujours affirmé les religions. Toutefois,
comment se fait-il qu'elles soient aussi riches ? La santé
en France est soi disant gratuite. En réalité,
elle coûte une véritable petite fortune
à chaque contribuable français. Dans le meilleur
des mondes, tout devrait être gratuit et accessible
à tous, surtout la nourriture qui est un besoin fondamental.
La nature et les animaux ne devraient pas pouvoir "s'acheter". Hors,
dans ce monde moderne tout "coûte" quelque chose. L'argent
n'est qu'une énergie parmi tant d'autres. Ce n'est pas lui
qui "pourrit" le monde. C'est la notion d'échange
égalitaire qui est mal assimilée. En chamanisme,
l'échange égalitaire est un fondement de base
afin que personne ne puisse prendre pouvoir sur un autre "tu ne me dois
rien, je ne te dois rien". Aussi, chez les peuples qui n'utilisent pas
"l'argent", on échange un soin contre une poule, des
céréales, ou autre forme de troc.
La complexité du rapport à l'argent reste
très présente dans nos
sociétés où la "pénurie
chrétienne" plane toujours dans l'inconscient collectif.
Nous restons particulièrement réactifs
à tout ce qui touche le " spirituel " et l'argent. Plusieurs
sont prêts à investir des sommes
considérables pour tout ce qui leur est extérieur
: portable, voiture, coiffeur, vêtements,
rénovations, etc. Mais pour améliorer ce qui est
essentiel, leur bien être intérieur, alors
là, pas question de verser un sou ! Dans le spirituel, il
est vrai que certains prennent pouvoir sur les gens crédules
en demandant des sommes astronomiques ; d'autres sous le couvert du
"tout gratuit" soutirent de l'argent indirectement sous forme de dons,
abonnements, ou autres ; et puis, il y a ceux qui font
véritablement tout gratuit et se maintiennent dans une
pénurie qui n'est pas juste. Ils se font "pomper" leur
énergie par des gens qui viennent en "touristes" mais ne
souhaitent aucunement s'impliquer. Evidemment, ces descriptions sont un
peu caricaturales mais reste néanmoins qu'elles
reflètent l'essentiel des comportements que j'ai pu
côtoyer au fil des ans. Il reste des exceptions, cela va de
soi.
La notion d'échange égalitaire reste bien
difficile à intégrer de façon
concrète. En ce qui me concerne, je vis en France et
m'adapte donc au fonctionnement de cette société
(que je le trouve juste ou pas relève d'une autre question).
Je suis donc déclaré "guérisseur" et
en tant que profession libérale, 70 % des sommes que je
demande pour mes services vont directement à l'Etat (tva,
taxe professionnelle, organic, ursaff, ram, impôts, etc). Le
reste me permet de couvrir mes frais de transports et d'organisation,
et de vivre décemment. J'ai
expérimenté différentes formes
d'échanges, celle-ci me semble la plus juste et
adaptée au contexte actuel. Mais attention : aucun
investissement financier qu'il soit pour du matériel ou du
spirituel ne doit mettre en péril son budget personnel ou
celui de sa famille. Tout, dans la vie, est une question de
priorités, de choix et d'équilibre.
Que votre choix, soit celui de l'ouverture et de
l'expérimentation des mondes inconnus, en toutes
circonstances. C'est ainsi que vous trouverez les réponses
à vos questions.