sophistiquée et délicate ». La Spiritualité est humaniste, assise sur une vision du Monde clanique et égalitaire.

Le mythe et l’histoire sont étroitement liés et renferment un savoir métaphorique caché. Trois branches de la mythologie Celte, Irlandaise, Galloise et Gauloise demeurent dans notre monde contemporain. Les plus intactes sont les deux premières et ont survécu dans la mémoire grâce aux plumes des premiers moines Chrétiens. Même s’ils ont christianisé la pensée Celtique, ils nous permettent de comprendre la vision cosmogonique de nos Ancêtres.

La civilisation Occidentale a développé une philosophie matérialiste où l’humain s’est éloigné de la Nature et où le Clan n’est plus la structure sociale prioritaire. L’individualisme a pris la place sur la solidarité. La société Celte, quant à elle, est étroitement liée à la Nature et la cohésion du groupe ne peut s’opérer que par l’équilibre recherché avec les quatre Éléments et les quatre Règnes. Pour elle, toute vie est interconnectée. Il n’y a aucune séparation entre chaque manifestation de la Création.

Les Grecs et les Romains, quant à eux, sont avant tout des citadins avec un gouvernement centralisé autoritaire et hiérarchique. Leur vision patriarcale a supplanté l’approche équilibrée et harmonieuse de la vie Celtique.

Mais la mémoire s’est révoltée et le mythe Celte suscite à nouveau un vif intérêt. Les mythes sont fondateurs de toutes sociétés et de toutes réalités. L’exemple le plus récent de notre histoire est le mythe de la République qui est devenue le pilier des sociétés démocratiques modernes. Les mythes ont pour vocation d’être les fondements des systèmes qu’ils engendrent. Le mythe celte, quant à lui, est un de ceux qui porte l’espoir du peuple blanc, qui a bien besoin de retrouver un horizon spirituel.

Selon Venceslas Kruta, archéologue spécialiste de la civilisation Celte, il aurait pris pied sur nos terres européennes vers 2000 av. J.-C. En réalité, il est difficile d’affirmer quoi que ce soit et finalement, tout cela n’a pas d’importance. La réalité est qu’il a existé sur nos terres européennes des interactions entre les différents peuples et que les Celtes ont influencé fortement les communautés qui vivaient sur ce continent. Ils avaient tous leur propre histoire et leur propre culture, mais il y a eu fusion et mélange, sans difficultés, car les références Spirituelles, économiques et sociales étaient sans doute très proches. La vision et l’expérience d’une union naturelle avec l’ensemble de la Création étaient le ciment de ces différentes ethnies. Ces cultures Chamaniques ne pouvaient que bien s’entendre.

Mais quelles étaient les croyances des peuples Autochtones qu’ont rencontrés les Celtes ?

Ces habitants étaient les descendants des peuples qui occupaient l’Europe, vers 5000 av. J.-C, à la sortie des glaciations. Les « peuples mégalithes » – nous les appellerons ainsi – ont dressé des pierres levées sur l’ensemble du territoire Européen. Malgré les destructions, il reste de nombreux sites dans le Sud-Ouest et l’Ouest de la France, en Irlande, Écosse et Angleterre. Ces cathédrales de pierre ont été dressées entre 5000 et 1000 avant J.-C.

Perpétuant cette pratique, les Celtes ont dressé de tels édifices sacrés jusqu’au troisième siècle.

La société mégalithe d’un haut niveau Spirituel avait « une connaissance énergétique et vibratoire » très approfondie. Leur savoir révèle une conscience hors du commun qui était au service du maintien des grands équilibres de la Création. Leurs connaissances cosmique et tellurique leur permettaient, en